Joue-la comme Beckham
En attendant de meilleurs jours, le mieux serai d'indiquer à un ami commun l'idée générale; les mots subtilement choisis garantissant un post de qualité...
La réponse sera immédiate et le résultat à la hauteur des espérances :
J'ai atrocement mal à la tête, cette nuit est merdique, mythique et géniale. Les gens qui sont ce soir à l'hôtel perdent quelque chose. Une nana enceinte un peu déchirée et qui parle toute seule en baragouinant dans un Espagnol incompréhensible passe et repasse, à la recherche d'une clope, en titubant un peu. Odeur de fumée, odeur de tabac. Pour moi, Barcelone n'est que l'îlot de lumière pâle, l'îlot de vie devant cette gare, au-delâ, c'est la nuit, la ville, l'inconnu. Deux arrêts de bus squattés devant lesquels défilent bus de grand tourisme et taxis, plus loin, des lampadaires oranges, et dedans des rangées de motos et de scooters garés pour la nuit, puis plus rien dans mon petit pays, à part cet horizon de paquebot laid nommé « Expo Hôtel », et deux tours de cette même architecture désolante des années 1970. Une nouvelle venue, la quarantaine, barda sur le dos, habitante des rues. Couverture à la main, elle hésite, puis passe son chemin. Elle pue la pisse. Tu me diras, le sol sur lequel je suis vautré pue la merde. Le Polonais est en vadrouille depuis 10 minutes, je ne sais pas ce qu'il cherche, parce que des clopes, je suis déjà allé l'accompagner pour qu'il s'en achète tout-à-l'heure à la gare routière...
Et de remercier Bob Morane pour son aide précieuse.

merci sa le fè